mercredi 6 janvier 2016

Soldes

Peinture d'Annick Bouvattier

Revoilà donc la période des soldes, ma Justine ;
T'en iras-tu courir les boutiques pour emplir
De chiffons précieux ton panier, ce dès matines ?
Ne te faut-il pas ta garde-robe rafraîchir ?

Je n'en ai point le coeur ; n'ai-je pas assez de frusques
En ma penderie, moi qui souvent ne me vêts
Que par nécéssité ? Parfois même, j'y débusque
Des effets dont j'ai oublié que je les avais.

J'aspire à ne porter plus rien ; c'est ma nature ;
Les friperies sont piètres lieux d'aventure ;
J'ai plutôt tendance à courir les librairies

Car de bien habiller mon esprit je me pique ;
Est-ce là un effet secondaire de l'héraldique ?
Où trouverais-je, dites-moi, plus noble confrérie ?

Le spectre à trois faces
Hors solde

6 commentaires:

  1. Les habits de la nudité

    La colère ronge
    Me détruit de l’intérieur
    Comment l’en sortir?

    Écrire, revêtir les
    Habits de la nudité

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  2. Tout compte fait, j'irais bien aux soldes et à la librairie :)
    Vincent les habits de la nudité je ne crois pas qu'on les trouve aux soldes, désolée.

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    1. Je ne comprends pas ce que tu veux dire.

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    2. Que les habits de nudité sont du domaine de l'être, les frusques celui de la consommation. Deux espaces bien différents. Je me suis mal exprimée.
      La colère dissimule souvent la tristesse.
      Luciole

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  3. Du pur Justine :-) Je t'embrasse ! A bientôt, Chère Amie.

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  4. De toute manière, Justine pourrait ouvrir une friperie. Par ailleurs, elle a complètement changé de métabolisme vestimentaire...

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