mercredi 6 janvier 2016

Mille et mille Soleils

Peinture de Jeffrey G. Batchelor

Ce chemin, l'Amie, ce n'est pas qu'il ne comporte
Ses épreuves dont certaines sont traversées du feu
Mais d'où l'âme trempée ressort à chaque fois plus forte ;
Ni que le fil, souvent réduit à un cheveu,

Ne manque de rompre, au milieu d'un précipice ;
Mais quand vient l'heure où l'Archer Divin bande son arc,
Sûr de frapper fort à l'instant le plus propice ;
Quand l'Océan démonté fait chavirer la barque

Et que l'âme écorchée vive, clouée à l'instant,
Renonce même à l'espérance que déchirent les vents,
Alors, en ces ténèbres, éclate une Lumière

De mille et mille Soleils illuminant ce Coeur
Souverain en lequel l'Amour seul est Vainqueur.
L'Univers tout entier s'est ému d'une prière.

11 commentaires:

  1. Réponses
    1. Pierrette Colas, il me semble modestement, que La Lumière vient d'un Si Puissant Chant, d'une Étreinte de L'Origine, quand Le Tout se voulut connaître, qu'un sublime suintement de Lumière en jaillit. De là, découlent toutes les lumières, et de toutes lumières, en leur écrin précieux, se redécouvre ainsi, Le Chant.
      Ne me demandez pas quelle est L'Origine de L'Origine, car, Elle n'en a pas, et là réside aussi, le tremblant émoi du Mystère sans fin...

      Naïla

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    2. Naïla, vous me donnez le tournis... "quand le Tout se voulut connaître"... je vais réfléchir à cette phrase tout en continuant mon chemin sur cette Terre.

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  2. Notre ami Marc passe allègrement du moraliste au spirituel de haut vol et nous dit qu'aussi périlleux que semble le chemin, la mort et les ténèbres se résolvent toujours par la vie et la lumière.
    Je vous propose ces quelques vers de l'immense Ibn Arabi :
    L' être occis,
    démuni de raison,
    dont le chemin est vers Dieu par ses Nom,
    mobile comme l'oiseau,
    toujours en veille,
    dissimulant son affliction,
    aspirant à se dégager de se bas monde pour rencontrer son Bien-Aimé(...)
    soupirant vers Lui abondamment (...)
    approuvant ce qu'aime le Bien-Aimé (...)
    ravi totalement à lui-même...

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    Réponses
    1. La rencontre avec le Bien-Aimé est déjà là maintenant "en ce bas monde" sauf qu'on ne le voit pas, "ce bas monde" appartient aussi au Bien-Aimé, il ne faut pas le mépriser.

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    2. Pierrette, Chère Pierrette, c'est depuis ce bas-monde qu'IL se rencontre, en cela, vous avez mille fois raisons, et c'est depuis ce bas-monde que L'Exilé prend son envol, car le bas-monde dont il est question, n'est rien tant que l’ignorance à méconnaître Ce Bien-Aimé. Subtiles prises de Conscience qui nous relient à ce qui est La Plus Haute Conscience. C'est-à-dire à nous-mêmes.
      Les mots sont de puissantes images qui, chargés de Lumières, nous rendent meilleurs, nous rendent à notre Noble Origine.

      Naïla

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    3. Jean d'Armelin, comme vous nous comblez par vos remarquables citations. Je vous propose celle-ci d'Ibn Arabi, qui est chère à mon coeur:

      "Écoute, ô bien-aimé !
      Je suis la réalité du monde,
      le centre et la circonférence,
      J’en suis les parties et le tout.
      Je suis la volonté établie entre le ciel et la terre,
      Je n’ai crée en toi la perception
      que pour être l’objet de Ma perception.
      Si donc tu Me perçois, tu te perçois toi-même
      mais tu ne saurais Me percevoir à travers toi.

      C’est par Mon œil que tu Me vois et que tu te vois,
      ce n’est pas par ton œil que tu peux Me concevoir.
      Bien aimé,
      tant de fois t’ai-Je appelé,
      et tu ne M’as pas entendu !
      Tant de fois Me suis-Je à toi montré,
      et tu ne M’as pas vu !

      Tant de fois Me suis-Je fait douces effluves,
      et tu n’as pas senti,
      nourriture savoureuse
      et tu n’as pas goûté.

      Pourquoi ne peux-tu M’atteindre
      à travers les objets que tu palpes ?
      Ou Me respirer à travers les senteurs ?
      Pourquoi ne Me vois-tu pas ?
      Pourquoi ne M’entends-tu pas ?
      Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
      Pour toi Mes délices surpassent
      tous les autres délices,
      et le plaisir que Je te procure
      dépasse tous les autres plaisirs.

      Pour toi Je suis préférable
      à tous les autres biens.
      Je suis
      la Beauté
      Je suis
      la Grâce
      Bien-aimé, aime-Moi…."

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    4. Magnifique ! Merci à vous, Naïla, Pierrette et Jean d'Armelin pour cette conversation. Merci à toi, Marc. Que du bonheur.

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    5. Merci à vous Naïla, ce poême est saisissant ou plus exactement "ravissant"!

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  3. "Écoute, ô bien-aimé !
    Je suis la réalité du monde"
    ...
    N'est-ce pas là le miracle de la Vie?
    IL m'a été donné de participer à ce miracle et je voudrais le célébrer dans toute sa magnificence, du mieux que je peux.
    Luciole

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  4. C'est magnifique !!!

    Sabrine

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