samedi 16 janvier 2016

Le disciple et le Maître


[…] Et si le monde est pour toi devenu la distance et les heures
Et si du Ciel tu éprouves la séparation et l'incommensurable
Et si la Terre t’apparaît comme un tapis de glaise ou se résume à un chemin de pierres,
Dis-toi que ta vision est voilée de la Réalité.

Si de l'Homme, tu ne perçois que l'agitation vaniteuse
Ou la cohorte innombrables des âmes asservies,
Si, résidant en ta prison de verre,
Tu renvoies le divin dans l'au-delà des mondes et des jours
Et si, de l'Amour, tu ne vois qu'un misérable sentiment d'unité éphémère
Sois bien certain que ton entendement a perdu la raison.

Car, pas un instant depuis l'Adam-Eve et la succession des grands Patriarches,
Pas un seul jour, dans la procession continue des sept Terres ancestrales,
Il n'y eu de distance à franchir ni de temps consommé
Car tout fut toujours là, à la portée de l’œil et de la main.


Comprends bien !
Même la fourmi dans son insignifiance te dévoile un chemin
et ne doute jamais que tout sera toujours lisible
Car depuis toujours tout est déjà écrit.

Écoute bien l'appel du Maître de la Puissance

« Pas de distance entre nous !

Pas d'ici ni d'ailleurs !

Pas d'hier, encore moins de demain !

Ton toi-même n'a jamais existé et aucun autre jamais ne t'a côtoyé.

Une seule Réalité manifeste et cachée !
Un seul Trésor divulgué et scellé !
Une seule âme, un seul Être, présents dans la multitude infinie de l'Arbre universel! »

Le Maître est assis devant toi
Qui te tend la main du serment et l'eau du souvenir.

Comprends bien !

Le Maître est là
qui s'assoit dans ta chambre secrète
Et te parle à l'oreille en ton intimité,
Il te donne sans retour à voir tous les joyaux des mondes,
Et sème en ton jardin cordial la graine du secret.

Ne sois pas détrompé !

Sans cesse, le Maître t'invite à la rencontre,
Chaque nuit, te présente un visage inconnu,
Tantôt Amour natif, tantôt impérieuse Rigueur,
Miséricorde apaisante ou implacable Vérité...
Et t'introduit ensuite dans le cercle de ses Amis sanctifiés...

Tu comprends alors que cette solitude qui fut autrefois ta pesante compagne


S'est emplie du Mystère et de la Certitude.

1 commentaire:

  1. Jean d'Armelin,

    Souvent, je relis vos écrits et je suis prise d'une émotion indicible, est-ce le mot?
    Comme la route est longue, Noble Ami...
    La traversée parfois incertaine...
    Les Mystères innombrables!
    Pauvres de nous, qui ne sommes pas même l'ombre de nous-mêmes.
    Nous sommes plus nus qu'une pierre, et mille fois plus rebelles qu'elle.
    Malgré tout, que nous reste-il, une fois que nous n'avons plus rien, pas même nos illusions pour nous couvrir?
    Lui!
    Lui, en ce qu'Il nous donne en Sa Création Perpétuelle, en ce secret Ultime de La Toute Miséricorde.
    Jour après jour et nuit après nuit, les mains vides, nous avançons en Son unique invitation.
    Nous avons vu L'Inconnu.
    L'Inconnu se fait connaître à nous.
    Sommes-nous ébahis, écrasés?
    L'Amour est ce qui tremble en sa force et sa fragilité!
    Merci Jean d'Armelin d'être!
    Priez pour votre sœur.

    Naïla

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