lundi 4 janvier 2016

La Joie

Blason d'Ivan.L de la 4.2

La joie n'a pas de cause, elle est, tout simplement
Autour de nous. Comme l'Aigle, rien ne l'affecte
Si bien qu'elle reste libre. Elle respecte
Un plan de bonheur tissé méthodiquement.

Son climat est celui de nos humeurs, qui en
Dépit de nos angoisses, laisse voir l'essence
Des choses et apaise la violence des sens.
Elle allie le coeur à la lumière du Temps

Qui comme le Soleil, fait sourire la Rose
Chaque jour. Je la vois dans tes yeux, dans tes poses,
Dans ta façon de parler. Si le vent de la

Vie souffle et me secoue, elle me permet de
Combattre mais attention! Avec la paix, là
Dans le coeur, avec force et en pleurant de joie.
_____

Parti de sinople et d'azur au faucon d'or éployé 
contourné posé sur un chicot d'argent.

16 commentaires:

  1. « Je ne parle pas d’une beauté académique, mais de l’impalpable — innommable — joie des corps, des visages, des cris, des paroles qui cessent d’être mortes, je veux dire une joie sensuelle et si forte qu’elle veut chasser tout érotisme. »

    Jean Genet

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  2. Je me demande comment tu aurais jugé cette citation si elle avait été signée Christian Bobin par exemple. Je pense qu'il aurait pu être capable de l'écrire.

    Qui mieux que Jean Genet pour répondre à ton mépris pour lui ???

    « Si vous saviez fouiller dans l’ordure, que j’accumule exprès pour mieux vous défier et vous bafouer, vous y trouveriez mon secret, qui est la bonté."

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    1. La créativité naît du chaos et les plus belles fleurs prennent vie au fond des marécages.
      Le déguisement que je te montre n'est pas destiné à mon profit, il n'est pas inventé pour me protéger mais pour te protéger.

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    2. Vincent je n'ai aucun mépris pour l'oeuvre de Jean Genet ni pour l'auteur qu'il fut,ce que je voulais dire c'est qu'il ne fait pas partie des auteurs les plus agréables ni des plus faciles à lire.
      Je constate que tu es très sensible au lien qui existe entre l'auteur et son oeuvre. Personnellement je pense qu'on ne peut pas lier un auteur à son oeuvre. L'oeuvre une fois écrite n'appartient plus à son auteur, elle lui échappe, elle appartient aux lecteurs.

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    3. "Il ne manquait plus que cela!"

      Qu'est-ce qui auparavant était pénible et que l'évocation de Jean Genet a rendu encore plus pénible ?

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    4. La réalité, Vincent, la réalité.
      Ce blog n'est pas un blog de bisounours comme dirait Justine. Nous nous efforçons du moins me semble-t-il d'être le plus objectif possible, de creuser le plus profond possible et enfin nous regardons aussi le plus loin possible. Héraldie est le symbole de cette recherche, les blasons, les poèmes et les textes sont nos instruments pour découvrir du nouveau, pour vivre, car dès qu'on se tait et qu'on devient passif, on est mort surtout à notre époque.
      Jean Genet est une parole redoutable, il est dérangeant donc voilà, je me disais que si Jean Genet était un Héraldien, ce ne serait pas tous les jours facile.

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    5. Pierrette, je reconnais que la manière de le dire est un brin vulgaire, mais c'est les mots qui me viennent, quand j'écris, je ne cherche pas à aller "creuser le plus profond possible...", je cherche à me soulager comme parfois j'ai besoin de me vider les couilles.

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    6. Désolée Vincent mais tu ne peux pas t'exprimer ainsi sur le blog, fais un effort pour ne pas être vulgaire à moins que comme L.F Céline tu ne le fasses délibérément pour provoquer. Même Sade qui écrit des horreurs le fait d'un style remarquable, ce qui est encore plus pervers d'ailleurs!
      Bref, Vincent, au risque de te déplaire je suis prof de français et je travaille l'héraldique avec mes élèves donc ils lisent le blog et j'aimerais mieux que toi et tous ceux qui participent à l'élaboration d'Héraldie s'expriment sans vulgarité. La langue française le mérite, ne penses-tu pas?
      Soulage-toi mais avec raffinement s'il te plaît.

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    7. Mine de rien, ceux de tes éléves qui ont eu la chance de suivre notre discussion (Je ne me fais aucune inquiétude quand au fait que ma comparaison n’entraîne chez eux un quelconque traumatisme psychologique, tout au plus et j’en doute beaucoup vu ce qu’on entend dans les cours de récréation, leur vocabulaire sera enrichit d’une expression à ranger dans un registre de langue très familier. En fait le risque pour eux à me lire c’est de prendre mon orthographe en exemple!), aurons entendu parler de trois auteurs majeurs, Sade, Céline et Jean Genet. Moi, pour entendre parler d’eux, j’ai du attendre d’être sortie du giron de l’éducation national, pourtant je suis quand même allé jusqu’au bac général! Même en philo, pas un mot sur Sade. Sur le thème de la liberté par exemple il eu pu être d’un précieux apport. J’ai passé le bac en 86 peut-être les choses ont-elles changé depuis.

      Je ne me rappelle pas que Céline emploie un langage provoquant par contre Genet oui, mais je ne suis pas sûr qu’il l’ai fait pour délibérément, c’est-à-dire pour choquer, je pense plutôt que c’était les mots qu’il trouvait les plus appropriés pour dire ce qu’il avait à dire, si il en avait employé d’autres sont oeuvre ne serait pas ce qu’elle est, de même un peintre choisi très minutieusement ses couleurs.
      Des trois dont nous parlons, je trouve que c’est lui qui avait le plus de raffinement dans l’écriture, ça en est bouleversant de beauté, j’ai appris des passage de "Notre dame des fleurs" par coeur, comme on apprends une poésie.

      Sade écrivait des choses qui dérangeaient beaucoup, il prétends que c’est la raison pour laquelle il a fait tant d’années de prison et d’hôpitaux psychiatriques, en fait les choses semblent plus complexes, puisqu’il a été reconnu coupable de faits criminels. Mais n’est-ce pas le rôle aussi de l’art de venir nous bousculer dans nos représentations, Sade n’a t’il pas eu un rôle majeur dans le fait que la sexualité ne soit plus, enfin soit moins une question tabou dans notre société, ne soit plus, enfin soit moins perçu comme quelque chose de pervers! Sans Sade quid du sadomasochisme, par exemple parce que la liste est longue (homosexualité, bisexualité, échangisme...), d’ailleurs, je me rend compte que le nom de cette pratique sexuelle porte le sien ! Je connais plus pervers que de parler de la sexualité, c’est de ne pas en parler.

      Ca ne me déplait pas du tout que tu sois prof de français, bien au contraire, je trouve notre petite discussion fort sympathique, et je le dis sans aucune ironie, j’aime le français, sur le tard, le très tard même, 50 ans bientôt et ça fait à peine deux ans que je me suis mis un peu « sérieusement » (je suis un bisounours et le revendique!) à écrire, mais j’aime ça au point que je passe plusieurs heures par jour et de plus en plus à jouer avec les mots. Les mots comme couille, bite, chatte et j’en passe font parties de la langue française, dans ce registre de langue, les enfants en connaissent plus que je n’en connais, encore que j’avoue être plutôt bien au fait de ce que qui ce dit.

      Pour ce qui est de me soulager avec raffinement Pierette ne tant fais pas pour moi…

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    8. Parfait alors! tout est bien qui finit bien, Vincent, le rebelle.

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    9. Pour clore vraiment en beauté, c'est extrait du "Condamné à mort",

      Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
      Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
      Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve
      Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

      O viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne
      Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
      Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
      Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.

      Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
      Et les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
      Accueillir la rosée où le matin va boire,
      Le clocher peut sonner: moi seul je vais mourir.

      O viens mon ciel de rose, O ma corbeille blonde!
      Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
      Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
      Mais viens! Pose ta joue contre ma tête ronde.

      Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
      Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
      On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
      Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.

      Amour viens sur ma bouche! Amour ouvre les portes!
      Traverse les couloirs, descends, marche léger,
      Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
      Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.

      O traverse les murs; s’il le faut marche au bord
      Des toits, des océans; couvre-toi de lumière,
      Use de la menace, use de la prière,
      Mais viens, ô ma frégate une heure avant ma mort.


      Il faut savoir que Jean Genet a complètement "fantasmé" cette relation avec Maurice Pilorge car quoi qu'il en ai dis, il ne l'a jamais rencontré, c'était matériellement impossible, mais ça n'enlève rien à la force de l'évocation amoureuse voire ça la renforce.

      "Arrive dans mes yeux qui seront morts demain." C'est l'autre qui va mourir, mais sa mort et la sienne.

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    10. Rebelle c'est un peu fort, grossier ou provocateur à la rigueur, rebelle m'évoque d'avantage des gens qui ont refusé de se soumettre au péril de leur vie, je pense à ceux de Charlie Hebdo à Ruqia Hassan Mohammed par exemple;

      http://www.bfmtv.com/international/daesh-execute-une-journaliste-qui-decrivait-la-vie-sous-le-joug-de-l-ei-941724.html

      Mais il y a une rebelle qui me tient particulièrement à coeur, elle a eu un courage exceptionnel elle aussi et je trouve qu'on en parle pas assez, c'est Marguerite Porète, "âme libre qui ne répond à nul si elle ne le veut"

      https://misquette.wordpress.com/2014/11/29/101-lettre-ouverte-a-marguerite-porete/

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  3. Mais surtout la joie donne des aiiiiiles!

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