dimanche 10 janvier 2016

Inconnaissable

Peinture traditionnelle chinoise

C’est une fleur et non, ça ne peut en être une,
C’est un léger brouillard et ce n’en est pas un.
Ça vient sur la minuit, c’est parti le matin,
De telle chose, au monde, il n’en existe aucune.

Le reflet de ses yeux renvoyé par la lune,
La chaleur de son corps imprégnant les embruns ;
Un poète chinois la découvrit soudain
Après quinze godets d’un fort alcool de prune.

Il chante un empereur et son noble veuvage,
Sa muse le transforme en un barde sauvage ;
Il compare les dieux à de grands animaux.

Il parcourt Lao-­Tseu mais, ce faisant, il pense
Que si les grands parleurs le sont par ignorance,
Pourquoi le maître a-­t-­il tracé cinq mille mots ?

Cochonfucius

4 commentaires:

  1. Délicieux l'alcool de prune, j'en partagerais bien un godet avec le poète chinois :)
    Luciole

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  2. Ah! Cochonfucius! que votre absence est cruelle ici en Héraldie. Heureusement Marc le blasonneux vous publie de temps en temps, mais vos sonnets héraldiques nous manquent. N'oubliez pas que vous êtes ma Muse et revenez le plus vite possible.

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  3. "Pourquoi le maître a-­t-­il tracé cinq mille mots ?"
    Parce que ce sont cinq mille perles de pure beauté et que c'est une raison suffisante.

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    1. Je n'y avais pas pensé, mais je suis bien d'accord.

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