samedi 23 janvier 2016

Enchanteresse


Peinture de Henry Jackson

C'était le jour de mon huitième anniversaire ;
L'on m'avait offert, dans un bel étui en bois
Gravé à mon nom, une superbe flûte traversière.
« Lors, tu pourras charmer les lutins dans les bois,

Me dit ma mère, et si le veut la Providence,
Peut-être même rencontreras-tu la Bonne Fée
Ou donneras-tu la mesure aux Sylphes en leur danse. »
M'imaginant la scène, je m'étais esclaffée,

Ivre de joie d'être promue Enchanteresse,
N'ayant du reste jamais rêvé d'être princesse.
Aujourd'hui encore, lors que je vais en forêt,

Il m'arrive d'en jouer, assise dans une clairière ;
Ainsi qu'en ces temps, mon émotion est entière
En ce temple aux mille colonnes qu'est la futaie.

ML, La douceur angevine

2 commentaires:

  1. Quel plaisir de retrouver "la douceur angevine".
    La prochaine fois que je m'arrête dans une clairière je serai à l'écoute d'un son de flûte.

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  2. Oh ! merci, douce Luciole. Je garde en mon cœur cette clairière où la flûte jamais ne cesse de jouer. C'est en elle qu'est ma sérénité et j'aime à la partager avec vous, Amie Fidèle.

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