dimanche 10 janvier 2016

En lisière d'Héraldie

Illustration de Larry MacDougall

J'étais entrée en Héraldie sans conviction,
Pensant sincèrement n'y faire qu'un bref passage
Et qu'à tout moment je friserais l'éviction,
Par la liberté de mes propos sans ambage.

C'était pourtant mal connaître le Blasonneux,
Le maître de céans, un type assez étrange
De prime abord, du genre plutôt très raisonneux,
Et qui finit par vous emmener aux sources du Gange.

Héraldie se peupla de curieux personnages
Portant des vies bien singulières dans leurs bagages ;
Jamais personne n'aurait juré de leur réunion.

Et même, nous sommes l'unique blog, sur la vaste Toile,
A être gardé par un Troll, sous les étoiles.
Puisse-t-il veiller longtemps sur notre sainte Union !

Le spectre à trois faces

Trollesse parfois

7 commentaires:

  1. Je vois qu'à la Lisière d'Héraldie on ne manque pas d'humour. Contente de découvrir le minois de Mme la Trollesse. J'attends la suite avec impatience...
    Luciole

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  2. Bien dit, Justine.
    (Justine...! chut...! entre nous: Vincent a dit qu'il était un bisounours et qu'en plus il le revendiquait... qu'en pensez-vous Dame Justine?)

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    1. Euh... Dame Pierrette, vous n'êtes pas sans ignorer que céans, les murs ont des oreilles. Je parlerai donc, comme vous, entre parenthèses. (Vous savez ce que je pense de la Bisounourserie et en quelle piètre estime je la tiens, maintes de mes compositions en attestent. La gentillesse n'est de la bonté qu'à condition d'être libérée de la bouillasse émotionnelle - c'est ce que l'on appelle, je crois, le pathos - et de toute idéologie, qui s'insinue au travers du politiquement correct ou de la bien-pensance, je ne vous l'apprends pas. Cela dit, je pense que Vincent est un tantinet titilleur, avec des petites pointes de provocation. Tout cela, je crois, finira par se lisser, non pas au sens de "rentrer dans le rang" mais de traiter les choses avec élégance. Permettez-moi de citer Marc à ce propos, qui dit, en substance : "Aujourd'hui, la vraie subversion réside non seulement dans la liberté de penser, mais aussi et surtout dans une langue soutenue et élégante, à contre-pied du sabir globaliste et indigent." Nous en parlions encore ensemble pas plus tard que hier.)

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    2. Cher Pierette, Luciole et Justine,

      Un mur m'a rapporté que vous parliez de moi, je vois très bien à quelle conversation vos propos se rapportent bien entendu mais peut-être pas tous ceux à qui les murs vont se confier, aussi afin qu'ils ai une information exaustive (Voyez comme mon vocabulaire est devenu élégant en peu de temps!) ils la retrouveront en commentaire de ce poème.

      http://heraldie.blogspot.fr/2016/01/la-joie.html

      En bonus, outre l'intégralité des dires ils auront l'occasion de relire, sinon de découvrir, une très belle poésie de Jean Genet.

      Des bisous.

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  3. Mince! j'avais oublié que les murs avaient des oreilles!

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    1. Tu ne l'avais pas oublié par contre tu as omis que les parenthèses en avaient aussi, ce sont elles qui ont rapportés aux murs qui me l'ont à leur tour rapporté!

      Je ne crois pas, qui plus est, que cela soit fâcheux, en tous les cas ça ne l'est pas pour moi. En plus d'être provocateur, je suis un brin narcissique m'a t'ont déjà dis...

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