jeudi 7 janvier 2016

Éden


De Feu d'abord, de par son coeur incandescent
Qui épure le moindre désir jusqu'au sublime ;
D'Air ensuite, légère en son corps évanescent
Qu'elle monte dans les Éthers qui dominent les abîmes.

D'Eau aussi, car son âme ondoyante se marie
A l'Océan qui a pour mesure l'Infinitude.
Elle est Fontaine, son eau vive jamais ne tarit ;
Rosée du matin dont ses larmes sont le prélude.

De Terre enfin, que bien des fournaises ont durcie ;
Mais tendre au dedans car d'Amour pétrie.
Qu'en cette croisée d'éléments l'Oeuvre s'accomplisse

Et mène l'Épousée auprès de son bien-Aimé.
C'est ainsi, les Âmes Unies s'en partent essaimer
Pour l'Éternité en leur Jardin des Délices.


5 commentaires:

  1. Combien de cordes, Cher Marc avez-vous à votre arc? Seriez maintenant, devenu alchimiste?
    Belle composition en tout cas qui nous donne envie de boire l'élixir d'immortalité.
    Encore une goutte! Remplissez encore nos coupes!

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    1. Merci l'Ami. Pour ce qui est de remplir les coupes, je percerais bien une barrique. Mais comme vous le savez, il faut du temps pour distiller et les journées sont si courtes.

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  2. Magnifique texte pour dire les Noces alchimiques des âmes jumelles. Douce nuit, Marc.
    Ps : tendre au-dedans comme un fondant au chocolat?

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  3. Merci Luciole de votre présence si bienveillante, tout au long des jours. Pourquoi ai-je l'intuition que vous monterez bientôt à bord de la nef Héraldie ? Quand vous le sentirez...
    Belle nuitée, Luciole.

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  4. Je suis très touchée et honorée de votre proposition. Je vais y penser. Je vous en remercie chaleureusement. Luciole

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