dimanche 10 janvier 2016

Ailleurs

Toile de René Magritte (1898-1967)

Ce désert est une étendue où l'horizon ;
Reproduit à l'infini l'ondoiement des dunes ;
Mes pas y tournent en rond autant que ma raison ;
Chaque grain de sable est la funeste rune

D'une errance sans fin sur un océan de mirages
Où chaque figure est ma propre répétition ;
Nulle terre ne pointe au loin, pas le moindre rivage ;
Juste le feu du ciel et ses mortelles radiations.

Mes pieds laissent dans le sable leurs traces éphémères,
Et celles qui demeurent, je les retrouve devant moi ;
L'ego s'effrite, ne laissant que l'être en soi.

Alors cette bulle d'opacité devient une sphère
De Lumière qui éclaire le Jardin Intérieur.
Où allais-je ainsi ? C'est en soi-même qu'est l'Ailleurs !

4 commentaires:

  1. Retour à soi, à cette part inaltérable de l'Etre, après l'errance, le dépouillement, la dissolution des mirages. Magnifique poème qui chante ces retrouvailles et cette lumière intérieure.
    Luciole

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  2. C'est magnifique profond et ça nous fait réfléchir sur la propre considération de soi même !!

    Sabrine poète disparu dans les océans sans rivages du cœur

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  3. Merci Sabrine. Cela fait écho à notre dernière conversation.

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    1. Oui!!!Parfaitement ,c'est extrêmement rare de se percevoir tel que nous sommes !

      Sabrine

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