vendredi 29 janvier 2016

Adieu

Peinture de Clifford Warren Ashley (1881-1947)

Tandis que le nef Héraldie navigue par vents
Arrières, arborant en proue la plus belle des muses,
Défiant les écueils et les courants dérivants,
Le Blasonneux mène en sa cabine vie recluse,

Se demandant si ce voyage n'est pas folie,
Avec le plus improbable des équipages
Pris tour à tour de joie et de mélancolie
Et ayant noirci ici des milliers de pages.

Le grand large s'est ouvert sur l'Océan sans rivage
En lequel le chemin des étoiles s'est fondu.
Ici cesse ma mission ; lors, je prends mes bagages

Et m'en retourne d'où je suis sortie : d'un beau rêve,
Né de la rencontre la plus inattendue
Que la vie puisse réserver à une fille d'Ève.

ML, Le chemin des étoiles

18 commentaires:

  1. Bonjour Dame Marie-Louise, "le plus improbable des équipages" de la Nef Héraldie (dont vous faites partie) est paradoxalement l'un des plus solides.

    Le chemin des étoiles s'est fondu dans l'Océan sans rivage, expliquez-moi ce phénomène je vous en prie.
    "Ici cesse ma mission ; lors, je prends mes bagages" Que signifie ceci? Sachez qu'il est pour moi inimaginable de perdre un seul Héraldien ou Héraldienne.

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  2. Mais vous n'allez point
    Nous laisser en plein milieu
    de cette traversée?

    L'Horizon est tellement beau
    Dans cette douce Avalon.

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  3. Marie-Louise, je suis parfaitement d'accord avec Dame Pierrette. L'équipage,quoique très divers dans les personnes qui le composent, est très solide car il repose sur un principe simple mais très efficace : la courtoisie (au sens médiéval du terme, bien sûr!).
    Aussi, ne quittez pas notre navire qui est bâti d'un bois qui résiste à toutes les tempêtes.
    Et puis, songez que notre Blasonneux capitaine perdrait totalement son cap sans Marie-Louise, notre vigie.

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  4. Merci, vous êtes si gentils. En vérité, je ne quitte pas Héraldie car je serai toujours là à vous lire, avec beaucoup de plaisir et même de joie. Je suis si heureuse de la présence lumineuse et irradiante de notre douce Naïla et comme vous, je souhaite ardemment le retour de notre ami Cochonfucius. Quand il reviendra, Héraldie connaîtra un nouveau souffle, j'en suis certaine. Pour ma part, je crois bien avoir tout écrit de ce que je portais en moi et je craindrais fort, désormais, de me répéter souvent.

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  5. Permettez-moi, Dame Marie-Louise, de vous dire que je n'apprécie pas du tout cette posture de "regardante".
    Souvenez-vous du départ de Curare, souvenez-vous de votre douleur. Elle aussi continue de nous lire sans se manifester, sous prétexte de ne pas faire d'ombre à Cochonfucius, comme si on pouvait faire de l'ombre au chercheur de lumière!
    Donc vous-même et Dame Curare, allez nous lire et nous regarder tandis que nous continuerons notre chemin vers "les Etoiles" ou sur "l'Océan sans rivage", puisque vous soutenez, sans me le prouver, que les deux sont confondus.
    Sachez, Dame Marie-Louise, que nous les Héraldiens nous continuerons notre recherche, nous naviguerons sur la Nef Héraldie tout en sachant que vous nous lisez.
    Si par hasard vous vous manifestez, nous serons heureux car nous nous souvenons que vous adorez l'écriture et cela depuis l'enfance. Alors nous nous dirons:
    " Tiens! Dame Marie-Louise va mieux! Quand reviendra-t-elle? "
    Installez-vous dans votre position confortable, regardez-nous. Comment va Dame Justine?
    Bien à vous

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  6. Ah, j'oubliais. Je ne suis pas gentille, j'essaie juste d'être lucide.
    Comment osez-vous dire: "je crois bien avoir tout écrit de ce que je portais en moi et je craindrais fort, désormais, de me répéter souvent."
    N'avez-vous plus rien à dire après tout ce que vous avez dit? Tant qu'on est vivant, on a à dire.

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    1. Dame Pierrette, ne soyez pas fâchée. Sachez que je comprends votre réaction qui m'apprends que je ne vous étais pas si indifférente. Cela me touche. Mais c'est ainsi. Bien à vous.

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    2. Dame Marie-Louise, une fois de plus, vous ne répondez à aucune de mes questions.

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    3. Les peines d'amour
      Ne durent jamais longtemps
      Puis la joie revient.

      La vie est balbutiement,
      Les maux créent de nouveaux mots.

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    4. Belle Dame Esther, les peines d'amour durent toujours, aucune blessure d'amour ne peut guérir, chacune d'elles diminue la capacité d'amour de ceux qui sont touchés. Mais heureusement, comme vous le dites, "les maux créent de nouveaux mots" et la joie est puissante.

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  7. A Propos de Dame Curare qui craint de faire de l'ombre à Cochonfucius (Commentaire précédent de Dame Pierrette)

    Que cette dame se rassure
    Cochonfuicius est si brillant
    Que le soleil au firmament
    A coté fait pâle figure

    Il met sa pensée en pâture
    Et le fait fort joliment
    On la deguste lentement
    Comme un vin de bonne facture

    KONG baji est maître en sonnet
    Comme Ester ling en Tanka l’est
    Tous deux en écrivent en grand nombre

    Non, il ne faut pas s’inquiéter
    Quant à sa luminosité
    Même au soleil il fait de l'ombre

    Quand à Marie-Louise, au plaisir de la lire.

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    1. Vincent, sois un peu attentif, que diable!
      Dame Marie-Louise vient de nous quitter et Dame Curare nous a quittés depuis longtemps. Il serait peut-être plus délicat de respecter leur choix. Bon! en tout cas, moi, je vais essayer de me calmer.

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  8. Personne ne fait d'ombre à personne, chacun existe. Ce qui est difficile à réaliser c'est que chacun est différent. Certains font de ces différences un instrument de pouvoir, à partir de là commence l'horreur.

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  9. Chère Dame Pierrette,

    Comme je suis de tout cœur avec vous.
    Comme notre Marie-Louise nous manque déjà.
    Je me sens bien démunie en Héraldie, qui pourtant m'enchante à un point.
    Je découvre chaque jour tant et tant. Chaque mot ici est un immense Océan en lequel nous aimons plonger.
    Chacun ici est à lui seul un chemin des étoiles.
    Je n'en oublie aucun.
    Marie-Louise ne nous quittera jamais, car elle a semé un tracé Céleste qui nous émerveille.
    Le désir de continuer en est encore plus attisé.
    Merci Marie-Louise du plus profond de mon cœur.
    Merci d'être et d'avoir tracé jour après jour le Témoignage de votre intériorité.
    Vous ne nous quittez pas, puisque vous êtes là.
    Vous êtes une part en nous et nous sommes une part en vous.
    Cela est La plus Belle des Choses.
    Une Rencontre surpasse le temps et l'espace.
    Vous êtes là.
    Vos écrits sont là.
    Nous y goûtons encore et encore.
    Nous respecterons votre choix... Même si cela nous coûte.
    Néanmoins, ma si douce Marie-Louise, je le veux vous exprimer:
    Vos bras vont me manquer.
    Je vous aime Marie-Louise.
    Que Le Bien-Aimé vous garde.
    Merci L'Amie.

    Naïla

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    1. Ah! Dame Naïla!
      Que d'Amour, que de douceur et que de talent! Vous êtes bouleversante.
      Que fera Dame Justine? Nous quittera-t-elle comme Dame Marie-Louise? Le spectre à trois faces survivra-t-il à ce départ?

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    2. Dame Pierrette vous devriez écrire des feuilletons pour la télévision, ne manque que le "Vous le saurez au prochain épisode".

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  10. Je vous comprends assez, Marie-Louise. Écrire n'est pas si simple. Parfois, une source se tarit ou semble se tarir.
    Alors le retrait devient la seule possibilité.
    Mais l'eau s'infiltre partout et d'autres sources jaillissent.
    Pour ma part, j'attendrai votre retour en Heraldie car je ne doute pas que votre plume recèle des secrets que vous n'avez pas encore explorés.
    Le temps est un révélateur de signes...

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  11. J'apprends tout juste votre départ, et en suis très attristée. Mais je ne doute pas qu'un beau jour ramènera vos mots parmi ces pages. Ainsi, je vous dis à bientôt, ayant déjà hâte que vous reveniez.
    Belle continuation.

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