mardi 22 décembre 2015

Miroitements

Peinture de Gordon Crabb

Je suis allée au bord du fleuve tôt ce matin ;
L'eau avait des désirs de caresses océanes ;
L'on eût dit les plissement d'une robe de satin.
Pourquoi me fit-elle penser à la fée Viviane ?

Ai-je cru voir, l'ombre d'un instant, son clair visage ?
À moins que ce ne fussent les nymphes qui me jouaient
Un tour à leur manière car elles savent capter les images
Du mental, tout comme les sylphes du vent, comme l'on sait,

Qui sculptent d'espiègles figures dans les nuages.
L'Univers nous envoie parfois d'étranges messages,
Très souvent à travers des animaux totems.

Oui, ce matin-là, j'ai senti une forte présence ;
Mais point hostile, au contraire, pleine de bienveillance ;
Un brise murmurait ses mots ; ils disaient : « Je t'aime. »

ML, La douceur angevine

1 commentaire:

  1. Marie-Louise,pas toujours innocente la fée Viviane, il eût mieux valu je pense, que ce soit les nymphes...
    J'aime bien quand la brise murmure ces tendres mots :)il me semble les entendre jusqu'ici. (sans doute le traîneau du Père Noël qui les sème sur son chemin)

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