jeudi 3 décembre 2015

Identité

Toile de David M. Bowers

Même sang
Même flamme
Même ciel
Même terre

Aqua viva
Fuego húmedo
Aire libre
Tierra caliente

Noé

Entre toutes ces voiles qui mènent à l’horizon
Gonflées au vent de l’orgueil
Qui me dira la pauvreté de l’être à n’être que lui-même
Qui dévoilera à mon oreille la parole essentielle ?

C’est au fond des poitrines la plus sûre caverne protégeant cette perle infime et précieuse entre toute ;
C’est au fond des poitrines comme une conque pleine d’un souvenir enfoui que vogue le navire aventureux des âmes en quête de l’amour ancestral et présent.

Qui me dira la pauvreté de l’être à n’être que lui-même ?
Qui voilera mon œil du regard de ce monde ?

C’est à l’instant même où le vent s’émerveille de sa propre fureur que l’Intime s’élève en un seul point d’attache ; 
C’est à l’instant même où le vent s’émerveille de sa propre rumeur que l’Ami seul paraît qui efface la peine, le chemin et l’errance.

3 commentaires:

  1. "l’Ami seul paraît qui efface la peine, le chemin et l’errance"
    tes mots me parlent si bien "de l'amour ancestral et présent".
    Magie des miroirs.
    Merci

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  2. Je ferais bien une faute d'orthographe à "et", "Le chemin est l'errance" me parle.

    Errer
    Heureux

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    Réponses
    1. N'est pas perdu celui qui erre
      Évanoui en la douce perplexité
      Le Chemin est cet Infini du Mystère
      Ô mon Âme est amoureuse d'errer
      Est-cela l'Extase d'aimer?

      Naïla

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