jeudi 24 décembre 2015

Espérer de la mort

Peinture de Carl Spitzweg (1808-1885)

Je sais que je n’ai pas le talent de Rimbaud
Avant je crois que j’en tenais compte
Désormais j’écris sans aucune honte
Peu m’importe que je passe pour un charlot

Que dans le journal il n’y ai pas ma photo
L’important c’est qu’en moi l’envie de vivre monte
Terrassant au moins pour un temps le mastodonte
Le désespoir on ne le met jamais KO

Il a vu le jour en même temps que nous-même
Pour le combattre nous avons ce stratagème
Mais il arrive parfois qu’il soit le plus fort

Son mode opératoire se nomme suicide
Voilà une conclusion un peu trop rapide
Se tuer n’est-ce pas espérer de la mort ?

Vincent

6 commentaires:

  1. Réponses
    1. J'ai tourné et retourné en rond autour de "Espérer de la mort", parce que c'est ce que je voulais dire "espérer la vie". J'ai laissé "espérer de la mort" parce que j'en suis venu à la conclusion que l'espérance est toujours lié à la vie. Espérer la vie est un pléonasme. L'espoir serait la vie.

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    2. Je crois comprendre ce que tu veux dire Vincent,c'est refuser d'être "mort-vivant" dans l'indifférence, ça exprime l'attente de quelque chose de la vie. ??

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    3. Oui, en quelque sorte, on peut mourir de son vivant, la mort apparait comme une un échapatoire à cette mort là et donc porteuse d'espoir. Quand à l'indifférence, je ne sais pas si c'est ça qui fait que l'on se sente mort-vivant, ça ne me plait pas trop en fait car je ne suis pas sûr que les autres soient responsable, enfin c'est très compliqué cette chose là.

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    4. Je ne parle pas de l'indifférence des autres mais de l'indifférence face à la vie, du manque d'enthousiasme, de projets, ce petit grain de folie... Je m'étais exprimée de manière confuse, trop raccourcie. T'as raison, c'est compliqué.
      Bonne veillée. :)

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  2. Le mastodonte se nourrit souvent d'exigences irréalistes, le suicide : un moyen d'en évacuer la souffrance.

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