dimanche 29 novembre 2015

Innombrables sont les amis quand tout va bien

Toile de Franck-Antoine Bail (1852-1924)

L'Amie, j'adore te regarder faire la cuisine,
Non pas tant à cause de ce que l'on mangera
(Tu es plutôt du genre spartiate ou très voisine :-)
Que parce que, ce faisant, tu évoqueras

Ta période d'enfance et la douceur angevine
Dont jamais ne t'aura quittée la nostalgie,
Retenant les larmes que dans tes yeux je devine,
Moi, devenant de la Madeleine l'effigie !

Pleurer ensemble et terminer en fou rire...
La chose ainsi contée peut prêter à sourire,
Mais c'est ce partage-là qui cimente notre lien.

C'est dans la peine seule que l'on peut compter ses proches ;
Plus d'une relation finit en mouchoir de poche ;
Innombrables sont les amis quand tout va bien.

4 commentaires:

  1. Très juste Justine et j'ajouterais que des amis il n'y a pas besoin d'en avoir beaucoup, un seul suffit à ce que nous soyons sauvé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout à fait. J'aime beaucoup ce qu'avait dit Marc, un jour, à ce sujet : « Si nous n'avons que dix doigts, c'est que cela suffit pour compter l'essentiel et une seule main fait encore largement l'affaire. »

      Supprimer
  2. Justine merci pour ce poème et la douceur de l'image.
    Partager des moments simples du quotidien, des émotions, de magnifiques textes... tisse un lien qui est souvent plus fort que l'amour.
    Justine, je suis gourmande de tes textes.

    RépondreSupprimer
  3. Merci Luciole. Tu as raison : certains liens sont plus forts que l'amour, du moins de celui, entendons-nous bien, qui en tient lieu et en usurpe l'appellation. Vois-tu, j'aime, mais j'ignore ce qu'est l'amour. Ce m'est un mystère total. Bon, je suis encline à sublimer et à magnifier, mais il n'y a que cela qui me fasse vibrer. Je me sens vivante et je vénère quiconque m'inspire tel sentiment. C'est définitif.
    Belle nuitée, Luciole.

    RépondreSupprimer