dimanche 8 novembre 2015

Epona qui chevauche les mondes


                                   Epona qui chevauche les mondes,
                                   Attrape mon âme en passant !
                                   Epona qui étend sa ronde,
                                   Prends ma main en tourbillonant !
                                   Epona qui monte, grimpe et chuchote,
                                   Envahis ma tête et enseigne moi !
                                   Epona qui connaît le trépas,
                                   Protège-moi des âmes qui flottent !

                                   Aide-moi à revenir des mondes interdits
                                   Pour mieux te rendre grâce
                                   Je suis ta fille et ton apprentie
                                   Prête à trouver ma place.


Epona

Epona, Déesse des plaines sauvages,
Tu es le vent qui mène les troupeaux.
Armées féroces à qui tu offres le courage,
Chevaux fougueux dont tu exaltes le galop,
S'enivrant de ta divine présence,
Grisés, ils entrent dans ta danse.

Jument lumineuse, divine bénédiction,
Nous t'honorons, nous te louons.
Sous tes sabots, les sources jaillissent,
Arbres et fleurs, eux, refleurissent.
Bonheur au temps des récoltes,
Foin en bottes, ale dans les chopes.
Pour toi, généreuses libations,
Toute notre gratitude et notre affection.

Jument fuligineuse, dure affliction,
Nous t'implorons, nous te prions.
Ton hennissement sonne le glas,
des âmes mortelles au proche trépas.
Douleur au sein des foyers,
Femmes en pleurs, hommes cernés.
Pour toi, nos douloureuses et ferventes prières,
Puisses-tu guider dans la mort, nos sœurs et nos frères.

Du Levant jusqu'au Ponant,
Tu escortes l'astre brillant,
Puis les âmes vers l'autre monde,
Lorsque vient la nuit et l'ombre.

Déesse libre, farouche et fière,
En ton honneur, quelques mots, une prière,
Puisse-t-elle parvenir jusqu'à toi,
Avec elle, ma ferveur et ma foi.
AWEN

Huath

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