lundi 30 novembre 2015

Ci-gît une guerrière


Muse, me viendras-tu visiter ce soir encore ?
Comment seront les mots que tu me souffleras ?
Ce jour, j'ai croisé le fer avec une pécore ;
À l'heure qu'il est, elle baigne dans son macérat ;

Je suis bien tentée d'écrire deux trois mots sur la chose,
Mais ce soir, j'aurais plutôt besoin de douceur,
Comme célébrer mes amis et chanter la rose.
Alors, Muse, toi que je considère comme une sœur,

Inspire en moi l'amante et non point le spectre ;
Que cette plume entre mes doigts soit comme le sceptre
Du noble amour et de l'amitié souveraine !

Ci-gît une guerrière lasse de tirer son épée ;
Demain peut-être pas question d'y échapper
Elle la reprendra, si l'exige sa Suzeraine.

Le spectre à trois faces
Toile de Nathalie Picoulet

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire