lundi 30 novembre 2015

Art poétique

Toile de Rembrant (1606-1669)

Celui qui va lisant, écoutant un poème,
Quelquefois, il met tout son être en vibration,
De l’auteur il reprend les interrogations,
Le coeur du lecteur bat plus fort quand l’auteur aime.

Car l’auteur d’un écrit, ce n’est pas que lui­-même,
C’est son clan, son village ou sa génération,
Ses ancêtres lointains, toute la création
Ayant mis dans son cœur et ses mots et ses thèmes.

Une culture écrit quand l’homme prend la plume.
Le paysan breton écrit avec sa brume,
Celui des oliviers avec le bel azur.

J’écris d’abord pour toi, si lointaine et si proche,
Ma muse, mon amour, ma joie et mon reproche ;
Mais ce n’est pas secret, c’est écrit sur un mur.

Cochonfucius

4 commentaires:

  1. J'aimerais être cette muse, plus proche et moins lointaine.
    Merci pour tes beaux et tendres poèmes.

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    1. Voir la page

      http://www.forum-metaphysique.com/t4879p60-a-quoi-sert-la-poesie#119016

      qui donne un point de départ.

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    2. Un poème est vraiment intemporel.
      Merci pour ces liens, de belles et intéressantes reflexions

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  2. Le mot sur le mur, est-ce le même Paul Eduard et de Victor Hugo ?


    Dit : – De quel nom faut-il nommer cet ange, ô Dieu ?



    Alors, dans l’absolu que l’Être a pour milieu,

    On entendit sortir des profondeurs du Verbe

    Ce mot qui, sur le front du jeune ange superbe

    Encor vague et flottant dans la vaste clarté,

    Fit tout à coup éclore un astre : – Liberté !

    Victor Hugo

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