jeudi 19 novembre 2015

À nous Paris


La stupeur, la panique, on allume les infos, tout en prenant des nouvelles les uns des autres. On recompte, on a peur pour ceux qui ne donnent pas signe de vie, on angoisse de savoir d'autres dehors dans les rues de Paris ou dans le Bataclan. Tous mes amis proches sont sains et saufs, mais certains sont frappés par le deuil d'amis qui étaient au concert. Je n'ai pas beaucoup dormi, des images d'horreur tournaient dans ma tête, mais la stupeur persistait et bloquait mes larmes. Ce matin je me lève et je me sens vivante, chanceuse. Les larmes ne cessent de couler, je réalise l'horreur de ces actes ignobles et LÂCHES. Paris est à Nous, mais pas à la terreur. Je veux me battre avec de l'amour, de l'espoir, de la musique, des sourires. Je ne veux pas tomber dans le racisme ou la stigmatisation systématique.

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