lundi 26 octobre 2015

Tristesse de la Sphinge

Toile de Michael Parkes

Pourquoi pleures-tu, Sphinge ? D'être monstrueuse ?
Moi je te vois un beau corps de lionne ailée
Qui est noble figure héraldique, fastueuse,
Pleine de haute sagesse et de mystère mêlés.

J'aime à te rencontrer, lorsque je me promène
Dans un beau jardin ou à l'entrée d'un château
Où ton regard, si bienveillant et fort amène,
Inspire le poète et impressionne le rustaud.

Comme tu es belle, ma Sphinge ! Vois dans ce miroir
Ta féminine douceur ; sèche tes larmes amères ;
Je te tiens pour ma sœur et tu m'es comme une mère

Par l'ancienneté dont tu peux te prévaloir.
La vraie monstruosité est dans l'âme humaine
Car sans amour ni bonté, toute beauté est vaine.

ML, Le chemin des étoiles

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