samedi 31 octobre 2015

Sur champ de tanné et terrasse de gueules

Toile de Javier Arizabalo

Rien n'est plus beau qu'un corps de femme en sa splendeur
Qui, hélas, ne dure guère ; sans borne est la traîtrise
Du temps qui lui concède quelques années d'ardeur
Avant de lui rappeler sa candide méprise.

Le champ de tanné indique l'origine du corps
Ainsi que sa destinée finale et fatale :
La terre, combien généreuse, mais, bien plus encore,
Possessive ; elle ne perd rien de son capital.

Quand tout va pour le mieux, on l'oublie aisément,
Et quand sonne l'heure des comptes, l'on s'étonne, forcément.
Plus d'une n'a que le bénéfice de sa jeunesse

Dont elle grille les années le plus futilement.
La terrasse de gueules indique clairement
La part congrue dévolue aux jours d'allégresse.

Le spectre à trois faces
Héraldique très parallèle

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