samedi 24 octobre 2015

Sable, or, azur

 Cocarde de l'aviation militaire des Bahamas

Le troll danse au milieu des saules,
Je le prends pour un petit dieu ;
Le mouvement de ses épaules
Est, dans l’azur, si gracieux !

Environné de l’or des feuilles,
Son rire est proche du sanglot ;
Est-ce du sable, est-ce de l’eau
Qu’au clair ruisseau, ses pieds recueillent ?

Sable, or et azur inconnus,
Qu’en aurai-je ici retenu ?
Je ne connais pas leur nature.

Ici ne vient nul rossignol,
Ici ne viennent que des trolls :
Et bien malin qui les capture.

Cochonfucius

2 commentaires:

  1. Du Troll de la Lisière (ému).

    Merci Cochonfucius.
    Voilà une poésie qui me rappelle mes années folles, celles où je dansais.
    Si j'étais un petit dieu à l'époque cela a bien changé, maintenant je suis une vieille barbe qui monte la garde tranquillement, du genre doucement le matin et pas trop vite le soir.
    Les années s'écoulent rapidement. J'envie les futurs quadragénaires comme Justine.

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