lundi 19 octobre 2015

Rive nocturne

Toile de Filipe Pagliuso

L'Ami, si mes pensées du jour sont des oiseaux,
Celles de mes nuits sont comme des papillons-lucioles
Qui, au lieu de s'envoler au-delà des eaux,
S'en reviennent me faire leurs plus joyeuses cabrioles,

Un peu comme si elles refusaient de me quitter...
À moins, me dis-je, que ce moi qui les retienne ?
Je ne sais, mais bien tourmentées sont mes nuitées ;
Je veille longtemps avant que le sommeil me vienne.

Si mes pensée diurnes sont cousues de raison,
Celles, nocturnes, je dois dire, sont hors de toute frontière
Et je ne cherche pas à leur mettre une barrière.

Le monde s'accommode de ce que nous paraissons
Et c'est bien assez de lui montrer cette image ;
Et à voir le sien, je trouve ma folie bien sage.

ML, Les nuits de Chelsea

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