vendredi 30 octobre 2015

Quiproquo

Toile de Rafel Obinski

L'intensité est de légèreté, toujours,
Mais point celle, inconsistante et superficielle,
Qui n'est que l'habillage du vide aux flous contours,
Écran de fumée aux volutes artificielles

Qui captive les sens exacerbés, sans nourrir
La sensibilité ni dilater l'espace
Intérieur, où les boutons d'amour peuvent s'ouvrir
Et faire voler en mille éclats la carapace

Du cœur mesquin autant que de l'esprit trivial.
Combien d'unions mortes eurent pompeux cérémonial ?
Combien d'idylles naissantes en des glaces déformantes ?

Si l'amour ne grandit, c'est qu'il n'est jamais né
Et l'attrait du début se trouve vite suranné ;
Une fois le quiproquo levé, vient la tourmente.

ML, Les nuits de Chelsea

1 commentaire:

  1. Merci Marie-Louise pour cette évocation de nos amours humaines. Et ce vers "Si l'amour ne grandit, c'est qu'il n'est jamais né" est tout à fait sublime.

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