vendredi 23 octobre 2015

Prémices

Toile de Vicente R. Redondo

Ne plus vouloir en finir, rester aux prémices,
Quand tout est intact et que tout reste à vivre ;
La bouche ne dit rien encore des mots qu'elle esquisse
Mais qui par leur silence vous rendent déjà ivre ;

Combien beau le regard qui inspire le mystère
 De l'être, son étendue et sa profondeur,
Quand il évoque les terres vierges et solitaires
Et qu'il porte sur ce monde son plissement frondeur.

Les gestes aussi, encore hésitants, timides, chastes,
Mais qui n'attendent que l'instant propice et faste.
Rien n'est pris, tout reste à prendre, tout est promesse.

Connaître sans savoir, savoir sans connaître ;
Ne prendre rien pour acquis, toujours renaître ;
Que jamais, ô grand jamais ne soit dite la messe !

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