samedi 24 octobre 2015

L'adoration des bergers

Toile de Georges de La Tour (1593-1652) 

Au dernier étage d'un immeuble bourgeois
Une de ces journées glaciales de décembre
Pendant laquelle le froid engourdit les membres
Un homme se réchauffe auprès d'un feu de bois

Au cœur de la fournaise les flammes rougeoient
Elles prennent en s'en éloignant une couleur ambre
De celle d'un tableau accroché dans sa chambre
La tendresse et le recueillement s'y côtoient

La scène est vieille d'un peu plus de deux mille ans
Dans une étable un poupon dort paisiblement
Sous le regard de cinq personnes et d'une bête

Subjuguées par la présence du nouveau-né
Qu'ils croient être le sauveur de l'humanité
Il porte le nom de Jésus de Nazareth

4 commentaires:

  1. Cette année nous aurons du moins de l'avance sur Noël :-)

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  2. C'est juste, on est en plein dedans, voyage dans le temps. Soit dit en passant, ton commentaire de l'autre jour à propos de la poésie sans prétention dont tu te réclames m'a fait penser à Jean-Claude Pirotte qui disait dans une interview que les plus gros poètes étaient les plus humbles, il devait l'être, et je trouve qu'ici les poèsies ne manquent pas de qualité !!!

    C'est à la fin de ça
    http://www.dailymotion.com/video/x2131mh_jean-claud-pirotte-le-portrait_news

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    1. Sans prétention, je persiste et signe, mais sans pour autant renoncer à me perfectionner ni à affiner mon style. Ici, point de posture et c'est ce qui me plaît et convient à mon caractère. On aime, c'est tout. Appréciera qui voudra. La porte est ouverte dans les deux sens.
      L'écriture est une aventure passionnante mais exigeante. Je me cherche toujours. (et sans doute à jamais). Je suis comme Marie-Louise, qui l'avait écrit quelque part : je tire la langue en écrivant. À la base, je ne suis ni une littéraire ni une intellectuelle et si l'on m'eût dit qu'un jour j'écrirais et publierais des sonnets sur un blog consacré à l'héraldique, j'aurais éclaté de rire. Bon, là j'en ai un sur le feu, du genre Spectre à trois faces, brut de décoffrage. J'ai ce côté borderline qui ressort de temps à autre et je remercie le maître de céans pour son incommensurable largeur d'esprit (clin d’œil au Blasonneux qui est mandé aux prochaines tenues, avec les salutations de Madison ainsi que de la Dame de Beaulieu).

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