mercredi 14 octobre 2015

Générations

Toile d'Ivan Nikolaevich Kramskoy

Il faudra bien qu'un jour nous passions la main ;
Arrive un âge où l'on prend des choses la mesure,
Où l'esprit n'est plus tendu vers des lendemains
Qui chantent ou dont la promesse, du moins, nous rassure.

Les générations se suivent et se chevauchent,
L'une poussant l'autre peu à peu vers la sortie ;
Chacune à sa façon s'est crue dure comme la roche,
Mais bientôt ses lambeaux sont jetés aux orties.

Il n'est pas sort plus enviable pour la suivante ;
Elle passe après avoir fait œuvre innovante.
Le monde est très ancien déjà, on l'oublierait.

Là où nous allons est passée une multitude ;
Ce chemin est ouvert, c'est la seule certitude.
Bien dérisoires nous paraîtront nos intérêts.

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