mercredi 21 octobre 2015

Évocation

Toile de Simon Glücklich (1863 - 1943, Polish-born German)

Lire, écrire...et lire encore pour écrire chaque jour,
Tel est le balancier de ma vraie existence,
Celle à laquelle j'ai aspiré depuis toujours
Car cela remonte à ma plus tendre enfance.

Je prenais beaucoup de plaisir à recopier
Des textes qui m'avaient plu, des journées entières ;
Le plus souvent, j'enroulais mes feuilles de papier
Puis les entourais d'un ruban de couturière.

Je repense à ce temps béni avec émoi,
Et je l'ai évoqué ici souventefois ;
Quelque part, je suis toujours cette petite gamine

Qui regardait le monde de ses yeux ébahis,
Mais de la perdre à jamais j'ai bien failli ;
Ce qui me l'a rendue, je crois qu'on le devine.

ML, Les nuits de Chelsea

Toile de Catherine Chauloux

1 commentaire:

  1. Je trouve vos images, vos comparaisons et votre choix de mot bien sentis. Il ne vous manque que la métrique et les e muets.
    La métrique : 6+6=12 syllabes, ou 4+4+4=12 syllabes.
    Avec des vers de 8 ou 10 syllabes, ce problème n'existe pas mais quand on veut faire des alexandrins, c'est important.
    Aussi, les e muets se prononcent en poésie classique, et comptent pour une syllabe également en fin de mot. Exemple :
    Souvent, pour s'amuser, / les hommEs d'équipage
    PrennEnt des albatros, / vastEs oiseaux des mers
    Qui suivEnt, indolents / compagnons de voyage
    Le navirE glissant / sur les gouffrEs amers.

    Les E muets sont des syllabes comptées et les césures sont au milieu du vers après 6 syllabes.

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