mardi 20 octobre 2015

Diaprée de sable

Peinture sur corps de Gesine Marwedel

Jésus, en son temps, parlait de tombeaux blanchis
Au dehors, mais au dedans plein de pourriture,
Des mots qui n'ont point besoin d'être rafraîchis,
Plus d'un inspire l'idée d'une vivante sépulture.

L'hypocrite cherche à paraître ce qu'il n'est pas ;
Il dit aux autres « faites » mais sans le faire lui-même ;
Quand ça va mal, il délègue son mea culpa
Car pour se dérober, il est très fort en thème.

S'il était émaillé, il serait de sable,
Mais point d'humilité qui est une couleur pure :
De noirceur, à la lumière imperméable.

En diapré de sable, je repère le fat ;
Je le reconnais à ses points de boursoufflure
Et au curieux fait qu'il jouit d'un grand audimat.

Le spectre à trois faces
Journal d'une infiltrée

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