mardi 6 octobre 2015

Dérive

Toile de Sarah Joncas

De ma plume s'écoulent des mots blessés et blessants ;
Je décris le monde qui m'entoure sans complaisance ;
Les gens oublient sans cesse qu'ils ne sont que passants ;
L'on égare volontiers son acte de naissance.

Mais de ma bouche sortent aussi des mots d'amour ;
Ils sont comme des fleurs volantes, comme des papillons ;
Mon cœur est d'une femme, qui aime qu'on lui fasse la cour.
Un jour, j'étais triste comme une pauvre Cendrillon ;

Je sortais d'une Bérézina sentimentale ;
Je n'étais plus qu'un légume, une chose végétale.
Mon âme en dérive m'emportait vers le néant.

Alors tu es apparue et tu m'as remise
Debout ; je me sentis comprise, je fus éprise.
Je suis fort aise d'en pouvoir témoigner céans.

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