dimanche 25 octobre 2015

De l'amour dans l'air

Toile de Gustave Courbet (1819-1877), Le désespéré

Un jour que mon humeur était au moche fixe
C'est présenté "Haine de moi / Me tend les bras"
C'était contre moi que je menais un combat
Heureusement, j'ai survécu à cette rixe

Si la potion magique de Panoramix
Permet aux Gaulois de sortir d'un mauvais pas
Les huit pieds qui sont venus à ce moment-là
M'ont permis de renaître à l'instar d'un phénix

Ça n'est pas du Rimbaud mais ils ont leur beauté
C'est grâce à elle que je me suis épargné
Je ne me crois pas pour autant tiré d'affaire

Bien des fois je me taperais contre les murs
Si ne venait à moi ce délicieux murmure
Entre nous deux il y a de l'amour dans l'air

1 commentaire:

  1. Marc m'a dit un jour (qui ne m'en voudra pas de rapporter ses propos et me corrigera si je déforme ou extrapole) : « Laisse la prétention aux prétentieux et l'érudition aux érudits. Ecris ce que tu as dans la tête et dans le ventre. Persiste et persévère et tu verras qu'à la longue tes mots prendront de la patine. Ne te place pas dans la posture de rechercher un style à tout prix, il viendra par lui-même, ni une queconque originalité. Ecris comme tu parles, la prosodie fera le reste. Tes compositions doivent avoir de l'âme et de l'humanité : la tienne. » Bon, je ne suis pas très compétente pour discuter de la pertinence de ces propos, mais je sais qu'ils m'ont aidée à ne pas perdre confiance en moi car j'ai failli abandonner plus d'une fois et je ne suis pas certaine d'en être vraiment guérie. J'ai toujours considéré ma présence sur ce blog comme passagère. Peut-être cette idée m'aide-t-elle à relativiser mes doutes ? Je le crois.

    RépondreSupprimer