lundi 26 octobre 2015

Barbara

Toile d'Albert Anker (1831-1910), Schreibunterricht, 1865

Je me souviens, elle s'appelait Barbara
Nous étions camarades à l'école primaire
Tout au fond de la classe j'étais en galère
Les mathématiques c'était du charabia

L'orthographe et la grammaire n'en parlons pas
Il n'y a qu'en sport que je me tirais d'affaire
L'instit me foutait des coups de pied au derrière
J'étais devenu aux yeux des autres un paria

Sauf pour elle qui était la meilleure élève
Un jour il m'a giflé car j'étais dans mes rêves
C'était si violent que j'en suis resté groggy

De la craie recouvrait ma joue jusqu'à l'oreille
Ça faisait le bruit d'un bourdonnement d'abeille
Quand j'ai repris mes esprits, elle m'a souri

Vincent

2 commentaires:

  1. Le sourire de Barbara... Qu'est-elle devenue ? Elle serait étonnée de lire ce sonnet.

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  2. Tout est vrai, jusqu'au détail dans cette histoire, sauf le sourire de Barbara... J'ai hésité à te le révéler mais c'est romancé. Barbara a existé pourtant, c'était ma première amoureuse, je ne sais ce qu'il en était pour elle nous n'avons jamais échangé même un baiser. J'en garde un merveilleux souvenir. Elle n'était pas en classe avec moi cette année là. La gifle ne m'a pas empêché de continué de rêver, (ni de faire des fautes d'orthographe... merci Marc pour les corrections!) la preuve! Voilà une seconde preuve en lien avec ce moment douloureux de mon enfance;

    https://misquette.wordpress.com/2014/12/12/111-le-cerveau-du-maitre/

    Bonne journée à tous, Trolls ou pas.

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