mardi 20 octobre 2015

Amazone

Toile de Eve Ventrue

Mon cœur est d'une femme, mon esprit d'une amazone ;
L'une taille sa plume quand l'autre fourbit son épée ;
Libre de corps, je ne suis soumise à personne ;
Quiconque s'y essaye se fait par moi étriper.

Si je suis passée dans le camp des matriciennes,
C'est de voir ma planète dans le plus sale état,
Tel qu'il n'a jamais été, de mémoire ancienne ;
Ne cherchez pas : c'est l’œuvre du patriarcat,

De tous ces mâles dominants ivres de conquêtes
Et se comportant très au-dessous de la bête ;
Relisez l'histoire, les faits sont toujours têtus :

Une suite d'horreurs qui se poursuit jusqu'à nos jours ;
Allez donc en certains pays y faire un tour ;
La folie se répand, le monde semble perdu.

Le spectre à trois faces

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