vendredi 18 septembre 2015

Un jour


De ce jour, il ne reste que quelques striures éparses,
Comme les traînées nuageuses au mois de mars,
Quand le ciel encore vitreux des temps de froidure
Se cherche pour la belle saison son émail d'azur.

Un jour ordinaire à faire des choses ordinaires ;
Un de ces jours où les portes de l'imaginaire
Semblent closes à jamais ; des moments partagés,
Rien de bien saillant, à peine de quoi surnager,

Le matin : – Ça va ? – Oui, ça va, ou plutôt non,
Je décide que ça n'ira pas jusqu'à dix heures.
Dites cela à un imbécile, rien ne l'effleure,

Même si la réplique s'inspire d'un film de renom.
Rien n'est aussi effrayant que la platitude ;
Pour sûr, je lui préfère mille fois la solitude.

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