jeudi 10 septembre 2015

Souvenir

Toile de Fabian Perez

Debout à ma fenêtre, je regarde dehors
Et laisse aller mon regard où bon lui semble ;
Mais la plupart du temps, je ferme les yeux d'abord
Et attends qu'en moi tous mes sens se rassemblent.

Je repense au jour où je te vis arriver,
Au bout de la rue, tenant dans ta main une carte,
Ayant, comme à ton habitude, désactivé
Ton téléphone, pour t'en tenir à une tienne charte :

Qu'à force de machines, l'on finit par s'atrophier
Et qu'il valait donc mieux de ne pas s'y trop fier.
Peu m'importait alors car j'étais trop heureuse

De te revoir, après ce long éloignement,
Et me fis fort de te recevoir dignement.
Combien ces journées me furent douces et chaleureuses !

ML, Les nuits de Chelsea

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