mardi 8 septembre 2015

Métro du soir


Mille visages jamais vus et déjà perdus ;
Mille histoires commencées et déjà finissantes ;
Mille destins ; chacun le sien, chacun son dû ; 
Autant d'ombres fugaces ou simplement passantes. 

lci la patine du temps et là ses ravages ;
Là un visage avenant, plus loin une trogne ;
Encore une journée vaine dont on tourne la page ;
Chaque cœur qui bat c'est une espérance qui cogne.

J'écris ces quelques mots dans mon carnet de rue ;
J'y recueille ces instants qui s'écoulent fluides ou drus,
Fragments de vie, morceaux de condition humaine.

Elle disait de moi : « Tu n'es rien qu'un spectateur. »
Elle avait raison : je suis la mémoire des heures
Oubliées ; il n'est pas une seconde qui soit vaine.

1 commentaire:

  1. Du Troll de la Lisière.

    Pendant une douzaine d'années j'ai beaucoup utilisé le métro. Ce que j'en ai retenu tient en deux mots: "Quelle horreur !!". Je suis heureux de m'en être sorti sain d'esprit.

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