samedi 12 septembre 2015

Lever

Toile de Vicente Romero Redondo

Sept heures du mat ; le réveil sonne ; je suis bien
En ma couche dont je m'arrache avec toutes les peines
Du monde ; elle m'est un utérus, tout m'y retient ;
Je me retourne et m'enfouis sous les draps ; je traîne.

Le pied droit d'abord, quelques exercices physiques ;
Aïe ! Je rouille ; c'est la quarantaine qui pointe son nez.
Oh Seigneur ! comme tu dis en tes manières lyriques,
Le temps insatiable dévore nos vertes années.

Une petite douche, déjà la cafetière glougloute ;
Le ciel est clair, la journée sera belle sans doute ;
Je trempe une tartine à la mûre dans mon café ;

J'écoute les informations d'une oreille distraite ;
Le monde bat son train et n'oublie pas d'être bête ;
Du sens il fait un quotidien autodafé.

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