lundi 21 septembre 2015

Grande marée de Seine

Image du blog Herald Dick Magazine

Le long du boulevard, les flots baignent les arbres,
Ça ne fait que monter depuis quarante jours ;
La Sorbonne a baigné ses durs perrons de marbre
Dans le courant liquide où flottent des corps lourds.

Les poissons, visitant la salle des banquets,
Contemplent, fort curieux, les débris des naufrages ;
Du ciel, l’inondation multiplie le reflet,
Le fleuve a découvert quelques nouvelles plages.

De nouveaux ruisselets, puis, de nouveaux étangs
Où le castor avec la grenouille s’invite ;
La grande cataracte, au lointain, je l’entends,
C’est tout près de chez moi, la Bièvre qui palpite.

2 commentaires:

  1. Réponses
    1. Mais le poème est plaisant. L'image de la Sorbonne engloutie est stupéfiante et puis les poissons qui visitent la salle des banquets sont vraiment comiques, quel retournement de situation! Enfin lorsque le castor s'invite avec la grenouille dans un nouvel étang, je me retrouve en pleine contrée d'Héraldie.

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