samedi 19 septembre 2015

Âge de fer

Toile de Tomasz Alen Kopera

Détruire les idoles est vain car elles reprennent formes
Nouvelles ; leur apparence suit l'époque et ses normes ;
L'une pétrit la matière et l'autre la pensée ;
L'on méprise les anciens, se croyant plus sensé,

Comme s'ils ignoraient qu'une statue ne représente
Qu'un attribut de la Divinité, présente
Dans la multiplicité et l'unicité,
Par le pouvoir d'une absolue ubiquité.

Les dieux de jadis nous liaient aux arrières-mondes ;
Ils furent longtemps des sources d'inspirations fécondes ;
Ceux d'aujourd'hui sont les pourvoyeurs de l'enfer ;

On sacrifie sur leurs autels l'espèce humaine
Car ils n'inspirent plus que le mensonge et la haine ;
Telle est la poésie de notre âge dit de fer.

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