dimanche 9 août 2015

Mer 2

Peinture de Paul Kelley

Ces rouleaux qui arrivent au galop, pleins d'écume,
Et qui s'abattent sur la plage avec un bruit mat ;
Cette masse liquide, dont la colère, sans amertume,
Dévore les terres puis retourne à son humeur plate,

Débonnaire, l'air de rien, invitant le bateau
A lui caresser sa peau un peu ondoyante,
Et le baigneur à se glisser dans son eau
Ou à s'enivrer d'éclaboussures festoyantes.

Je me laisse ainsi bercer par le bruit des vagues ;
Bientôt mes yeux s'embrument et mon esprit divague,
Le corps soudé à la densité de l'endroit.

Je perds toute notion du temps et me trouve dissoute
Dans l'étendue de l'instant, un peu comme une goutte
Dans l'océan, où elle ne se sent plus à l'étroit.

ML, Le chemin des étoiles

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