dimanche 9 août 2015

Ma mère

Toile de William-Adolphe Bouguereau (1825-1905)

Ma mère, ce soir, est-ce toi qui me manques tellement ?
Est-ce de revoir ces lieux où je fus si heureuse ?
Ton image est présente, continuellement ;
Si le grand-père me berça de son âme conteuse,

Toi, tu m'as appris la douceur par tes caresses
Dont je crois encore sentir l'effet bienfaisant ;
Il suffit que je ferme les yeux pour qu'apparaisse
Ton fin visage, si lumineux, si apaisant.

Ma mère, combien tu me manques ! J'ai le cœur en peine
Et te veux l'écrire ; ton amour fut une fontaine
À laquelle je bois encore ; je t'en remercie.

Parfois, je crois te voir, debout sur l'autre rive ;
Tu me souris, à la fois légère et pensive...
Des jours de pluie et d'orage, tu fus l'éclaircie.

ML, La douceur angevine

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