samedi 22 août 2015

Ma gentille alouette

Toile de Victoria Francisco

L'Amie, chaque fois que je remonte le boulevard
Des Capucines, je crois voir ta silhouette
Dans la foule anonyme au mutisme bavard ;
De mon été c'est toi la gentille alouette

Car c'est ta voix que j'entends chanter dans l'azur.
Aujourd'hui, assise en face de la Madeleine,
J'ai levé, pour t'honorer, un verre de Saumur
En disant : « Quand te reverrai-je, ma châtelaine ? »

Je reviens toujours en ce lieu où je te vis
Pour la première fois ; c'est là que changea ma vie,
Là que je suis réellement née à moi-même.

Le monde changea d'échelle, j'avais quitté l'ancien
Dont j'ai réalisé le côté kafkaïen
Et stérile car rien ne lève de ce qu'on y sème.

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