mercredi 26 août 2015

L'instant cru

Toile de David M. Bowers

Comme toute personne, il m'arrive de me retirer,
Pour faire le point ou par besoin de rester seule.
À ces moments-là, je n'ai rien pour attirer ;
Grossièrement parlé, j'ai l'air de faire la gueule ;

Mais c'est faux, je suis simplement triste à mourir ;
Je ne sors plus, je reste au fond de ma tanière ;
Ça arrive comme ça, sans raison, sans prévenir ;
Je rengaine mon épée et j'enroule ma bannière,

Le temps qu'il faut pour me redonner du courage ;
Remontent alors à ma mémoire d'anciens outrages
Dont la seule pensée me met sous très haute tension.

Dans cet état, rares sont les personnes qui m'approchent.
La terre, la vie restent belles mais le monde est moche ;
Peu de choses y méritent vraiment mon attention.

Le spectre à trois faces
Les jours sans

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