dimanche 23 août 2015

Héraldique parallèle : d'or et d'orangé, au naturel issant

Toile d'Andrius Kovelinas

Emballée d'or et d'orangé, je suis issante
De toute ma carnation, ce qui, en langage clair,
Signifie que je suis nature et surgissante
D'un paquet, heureuse de respirer le grand air

Et de m'offrir en ce surprenant équipage
À telle personne digne de me recevoir.
D'or, pour dire qu'en mes veines coule un noble cépage,
Ce qui me rend bonne à manger autant qu'à boire ;

D'orangé promet et assure de belles agapes,
N'étant pas du genre de celles qui jouent à attrape ;
Point de chair faisandée ni de boisson frelatée ;

Il suffit de bien m'aimer et me voilà prise
Pour de bon, ; je ne lâche rien quand je suis éprise ;
De ne point me brader j'ai lieu de me flatter 

Le spectre à trois faces
Héraldique parallèle

6 commentaires:


  1. Ah ! Justine ! Si passionnée et si passionnelle... Entière et définitive. Certains jours, je me demande si tu existes vraiment. Un jour, je t'ai dit : « Justine, le lecteur moyen doit te prendre pour une hystérique frustrée ou une psycho-siphonnée en manque (dont on se demande d'ailleurs de quoi ?), enfin quelque chose du genre concepts digestes ou clichés acceptables.» Il est vrai que tu y vas parfois un peu fort, malgré que tu te censures à presque 90 %.» Tu me répondis : « Il n'y a pas de lecteur moyen ; ou c'est un coincé de partout, au mieux farci de principes tarte à la crème, ou alors, au pire, du genre à s'être égaré ici, au hasard de son tripotage pathologique de clavier. Je n'écris ni pour le Neuneu de base ni pour le Nounours à sa chérie, mais pour le lecteur affranchi, libéré de maman et de Big Brothers, sachant n'en penser pas moins ou même davantage, mais qui, au fond, saisit parfaitement le propos. »

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    1. Merci l'Ami, d'avoir écrit cela, car rien n'est plus vrai. Je suis une passionnée et une passionnelle. Mais n'oublie pas de préciser que c'est de ta « faute » si j'écris sur ce blog. Je t'avais, à l'époque, posé une seule condition : « Tu ne me censures pas, je m'en occupe moi-même. » Jamais tu ne m'as censurée et je t'en remercie infiniment. Mais ce dont je te remercie plus encore, c'est de m'avoir donné l'occasion de témoigner de mon orientation particulière, malgré qu'il y ait ici de jeunes lecteurs. Si mes compositions sont parfois osées, elles ne sont jamais indécentes, sinon dans les esprits bornés et non affranchis (pour lesquels ce blog n'a de toute façon aucun intérêt).

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    2. Du Troll de la Lisière (ébahi).

      Justine se censurerait à presque 90% ?! Seigneur, j'aimerais bien lire un jour les versions non censurées de ce qu'elle nous présente dans Héraldie. Ça ne doit pas être triste !

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    3. Merci infiniment pour Justine qui est une âme précieuse et dont je ne connais que trop les doutes qui la déchirent et même la dévastent. Tous les mots qu'elle écrits sont vrais car elle écrit avec sa chair et son cœur. Et même quand elle apparaît légère, elle est toujours profonde. C'en est même abyssal ! C'est une fille qui a beaucoup souffert et nous l'honorons car elle a un cœur comme une immense cathédrale ! Justine, je t'honore ici, ouvertement. Merci d'exister. Permets que je reprenne ici ces mots que tu eus, un de ces jours de noire mélancolie où tu revenais de très très loin : « Ce qui vaut pour moi vaut pour beaucoup ; je pense à toutes ces personnes dont nul ne se soucie jamais et qui sont des trésors d'humanité. Je pleure pour elles souvent. Je suis folle mais telle est ma raison. » Le spectre à trois faces possède une face secrète, et ce que j'écris là en esquisse à peine les pâles contours. C'était le moment de le dire. Vraiment merci.

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  2. Je suis morte car tu me prêtes des qualités qui t'appartiennent.

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  3. JR, Marc force un peu le trait. Mais il est vrai que les compositions que je publie sur le blog sont plutôt légères. Mais ce n'est finalement qu'un point de vue.

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