samedi 22 août 2015

Cœur d'alouette


Gentille alouette, comme j'aime t'entendre chanter
Au-dessus des blés mûrs, au cœur de l'été,
Tandis que tu suspends ton vol, rendant hommage
Au soleil qui se réjouit de ton ramage.

Tu es l'oiseau qui parle le plus à mon cœur
Car il me semble qu'à t'écouter, ma langueur
S'adoucit en l'espérance que ton chant inspire ;
Et je m'abandonne volontiers à son empire

Car, à te l'avouer, je me sens si fragile,
Si petite, malgré la joie de vivre qui m'habite,
Et malgré l'assurance que j'ai d'être aimée.

Oui, cet amour, parfois trop grand pour ma demeure
Et dont je crains qu'à le mal servir il ne meure,
Me donne autant de force qu'il me laisse désarmée.

ML, La douceur angevine

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