lundi 24 août 2015

Et le coq chanta

Toile de Daniel M. Bowers

Croyez-le ou non, un beau matin de juillet,
Je suis tombée amoureuse d'un coq de basse-cour ;
Plumage magnifique et caractère gentillet,
Associés au plus beau chant connu à l'entour,

Ont conquis mon cœur de citadine estivante.
Ce bougre avait le chiche de me réveiller
Tôt le matin, en cette campagne si charmante.
Donc, un jour, encore à moitié ensommeillée,

Je décide de me rendre à la ferme voisine
Pour dire deux trois mots à ce sans-gêne emplumé ;
Il faisait bon marcher, l'air était parfumé.

Sur les lieux, je vois que Monsieur point ne lésine ;
Dès qu'il me découvre, son sang ne fait qu'un tour ;
Il se gonfle, chante et s'en vient me faire la cour.

Le spectre à trois faces
Aventures fermières

2 commentaires:

  1. Du Troll de la Lisière (amusé).

    Le malheur pour ce coq, Justine, c'est qu'avec vous il risque de terminer "au vin" !

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  2. Moquez-vous ! Rien à craindre pour le coq qui est resté gentiment dans sa ferme. J'ai tout de même réussi à ce que le fermier me promette de ne pas le finir au vin, justement. Je suis devenue sa marraine. Bon, je ne vous cacherai pas que je passe pour une originale. Mais je n'en étais plus à ça près.

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