jeudi 13 août 2015

Considérations ondulatoires

Peinture de Vladimir Kush

Tu dis : « Mieux vaut commettre des mots que vider
Une pleine bouteille de rhum, un soir de solitude. »
Tu ajoutes : « Mais mieux vaut se taire que dérider
Vainement sa bouche pour sortir des platitudes. »

L'Ami, tous les chemins ne mènent pas au rhum ;
J'en connais un qui conduit en la terre d'Anjou
Où, il faut bien le dire, la vigne belle et bonne,
À n'y prendre garde, donne jolie teinte à la joue.

Mais les mots que chante le poète levant sa coupe,
Sont-ce les mêmes qu'inspire l'écuelle pleine de soupe ?
Que nenni ! même si à boire le bouillon est bon.

Certes, il arrive que la ligne droite ondulante
Soit aussi de tangage et parfois déroutante,
Mais esprit bien né ne manque jamais de rebond.

Le spectre à trois faces
Aphorismes parallèles

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