dimanche 9 août 2015

Bain de minuit pour nymphes d'Anjou

Toile de William-Adolphe Bouguereau, The Nymphaeum, 1884

Du bain de minuit, on fait parfois tout un plat ;
L'eau n'est guère plus mouillée, juste un peu moins voyante ;
Beaucoup osent nager nus parce qu'il fait nuit, voilà
La raison principale, du moins la plus courante.

Ce n'est point la nôtre car l'heure nous importe peu ;
Midi ou minuit, matin ou soir, c'est égal ;
L'on tire déjà assez le diable par la queue
Pour trouver du temps à soi et s'en faire régal.

L'idéal, c'est demeurer en lieu isolé ;
En bord de mer, nous cherchons les plus désertés ;
C'est notre nature, nous avons des âmes de nymphes.

Mais très loin de nous l'idée de nous exhiber
Car peu de regards sont de la chose détachés ;
Il en faut souvent peu pour qu'un esprit s'échauffe.

Le spectre à trois faces
Écribain, de jour comme de nuit

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