vendredi 14 août 2015

Amor et mortem

Toile de Roberto Ferro (artiste italien) Amor et mortem, 2012

Rien n'est plus ambigu que le désir charnel ;
Les sensations conduisent rarement à l'extase,
Surtout quand l'acte est uniquement corporel ;
Point d'intensité là dedans, juste de l'emphase.

L'on se pâme d'une petite goutte de béatitude
Dont les effets, qui ne durent guère, retombent à plat ;
Si avant, l'on s'échange quelques niaises platitudes,
Après, c'est souvent pire car on est raplapla.

Le lendemain soir, bien souvent l'on recommence ;
On augmente la dose et donne dans la performance ;
Puis s'en vient l'habitude, le fait étant acquis.

L'on ne pétrit que la forme, le fond nous échappe ;
La mécanique rouille, il faut graisser la soupape.
Quand on aime, rien de cela n'est jamais requis.

Le spectre à trois faces
Les amours mortes ne sont jamais nées.

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