jeudi 25 juin 2015

Port d'amarrage


L'Ami, il ne fallait pas qu'un seul mot s'égare
De cette époque si féconde gravée à jamais
Dans mon cœur ; aujourd'hui encore elle est le phare
Des jours sombres ; je n'imagine plus, désormais,

Vivre sans m'y référer et sans que j'y puise
Force et inspiration, contre vents et marées ;
Source, jamais ne tarit ! Corne, jamais ne t'épuise !
C'est à son port que ma nef trouve à s'amarrer.

Il me tarde de revoir passer le vol des mouettes,
Le soir, quand la ville trop crispée s'apaise enfin,
Tandis que les toits se profilent en silhouettes

Et que la Tour Eiffel, allumée de ses ors,
Est un candélabre éclairant mille festins
Qui célèbrent l'amitié des cœurs et des corps.

ML, Les nuits de Chelsea

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