mercredi 17 juin 2015

Humeur primesautière

Toile de Jeremy Lipking (American, b. 1975) - Nymphe du bocage

Chanterai-je fleurette aujourd'hui, sous le soleil
Adouci de ce mois de juin ? Tout m'y invite !
Cette légèreté... Serait-ce ce vin de groseille
Dont Justine me prévint qu'il a l'ivresse induite ?

Ou alors, est-ce parce que la douceur angevine
Est toute proche ? Il est vrai que j'ai hâte d'y être,
Pour mille et une raisons, l'Ami, tu le devines ;
Grande est ma faim, de tout je veux me repaître !

J'ai mille poèmes à lire et autant à écrire ;
J'ai tant de choses à vivre, tant de choses à dire ;
Je ne suis emplie de rien, tout reste à prendre !

Je jouerai de ma flûte sur les bords de la Loire
Et me ferai nymphe des bois quand viendra le soir ;
Bien coquin qui me voudra ainsi surprendre :-)

ML, La douceur angevine

L'artiste
Photo of Jeremy Lipking Painting the Nude in Nature. 
From the article in June '08 American Art Collector Magazine.

8 commentaires:

  1. ... Je prendrais bien la clef des champs pour m'aller réfugier en quelque forêt de ma connaissance sur laquelle l'époque n'a pas de prise. J'y surprendrais les nymphes -dans leur plus simple équipage- folâtrant innocemment dans l'eau virginale en joyeuses ribambelles de chairs offertes sans vice ni détour.

    Je me laisserais emporter par elles vers les délices indicibles des extases fusionnées, sans aucune espèce de retenue, au-delà de la frénésie tourmentée et policée d'un monde abîmé et finissant, qui confond licence et liberté, indécence et aisance, turbulence et pétulance, satisfaction et joie, fièvre et ferveur, fantasmagorie et inspiration, niaiserie et ingénuité, cuculture et culture, confondant tout car ravalant tout au même niveau, tout en se piquant d'importance et de hauteur.

    Peut-être même rencontrerais-je une dryade qui me convierait à une gambade primesautière dans l'herbe tendre du bocage ou de la clairière...

    Sinon, de l'entrevoir me suffirait puisque je saurais que derrière le miroir existe un autre monde, où les âmes ne sont ni grises ni verrouillées, où les rires résonnent éternellement à travers les espaces immaculés de tous les possibles.

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    1. Je constate avec plaisir que tu es toi-même d'humeur légère...

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    2. Cela m'arrive de temps à autre.

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    3. Je n'aime pas que cela t'arrive seulement de temps à autre ; je préférerais que cela ne te quitte plus.

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    4. Peut-être avec ce petit vin de groseille...

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  2. Justine me fait dire que pour toi ce serait du sirop :-)

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    1. Tu la remercieras du compliment :-(

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    2. C'est fait. A+ (j'enverrai la seconde partie du Costume médiéval fin de semaine, si j'ai le temps).

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